Pour une mesure indépendante de la pollution de l'air par les industriels
L'AHQG a signé cette tribune publiée par l'association Strasbourg Respire par solidarité avec les autres quartiers et par principe.
Voici des extraits, vous accédez au texte complet par le lien en bas de page.
Opacité sur les émissions réelles en « sortie de cheminée » des industries
[...] la réglementation permet aux industries les plus polluantes (appelées installations classées) de bénéficier du régime de l’autosurveillance, autrement dit, les industries les plus polluantes s’autocontrôlent et déclarent elles-mêmes leurs émissions de polluants. Ce « passe-droit » accordé aux industriels ne permet donc pas de connaître avec certitude leurs émissions réelles. En effet, les agences agrées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) telles qu’ATMO Grand-Est, n’ont pas le droit de mesurer autour des sites industriels et ne peuvent se baser que sur les informations fournies par les exploitants eux-mêmes. Ce régime de l’autosurveillance est dénoncé une nouvelle fois dans le récent rapport de la Cour des comptes qui enfonce encore le clou et dénonce également de nombreux procédés – tels que le fonctionnement en « mode dégradé » – qui permet aux industriels de ne pas déclarer ni mesurer leurs émissions dans certaines conditions – tels que l’arrêt et le redémarrage ou lors de dysfonctionnement-, générant ainsi une pollution qui n’est pas du tout prise en compte."
"[...] nous demandons à Madame la Préfète du Bas-Rhin et à l’Eurométropole, que les moyens nécessaires soient mis en œuvre pour :
renforcer les contrôles des émissions industrielles
mettre en place des mesures des émissions industrielles par des organismes indépendants et que ces mesures soient publiques et consultables par tous
Mettre en place des capteurs dans les quartiers proches des zones industrielles, afin de permettre un suivi continu des concentrations dans l’air ambiant des polluants toxiques, incluant à la fois les polluants réglementés (particules fines, NO2, Benzène) mais surtout les polluants toxiques non réglementés au premier rang desquels figurent de nombreux composés organiques volatils cancérigènes ou des gaz toxiques tels que le Butadiène ou le sulfure d’hydrogène. Ce suivi des polluants pourrait être effectué par des organismes de contrôle indépendants."
L'AHQG se joint à Strasbourg Respire pour demander des mesures indépendantes de la pollution consultables par tous et des capteurs dans les quartiers proches des zones industrielles. Elle formule la demande de mesure de la pollution chimique aux abords des grands axes routiers (benzène...)